Nov
18
2008
Today
Outsourcing: challenges and limitations Avadika ho PDF Version imprimable Suggérer par mail
FRONTPAGE_NO_TRANSLATION_AVAILABLE

marche.jpg

Le recours à la sous-traitance est une pratique largement utilisée par les moyennes et grandes entreprises. Aujourd'hui, aidées par les Ntic, les PMI leur emboîtent le pas et concluent de véritables partenariats avec des entreprises du monde entier. Mais sous-traiter une partie de ses activités pour se concentrer sur son coeur de métier est une opération délicate. En connaître tous les aspects peut éviter bien des mauvaises surprises aux entreprises qui souhaitent s'engager dans l'aventure.


Décryptage.

Se recentrer sur son coeur de métier
Etablir un véritable partenariat
Les différents types de sous-traitance
Les NTIC à la rescousse des PMI
Une source possible de conflits
L'entreprise dématérialisée : un mythe ?   


Se recentrer sur son cœur de métier        

Le marché de la sous-traitance et de l'externalisation se développe considérablement. Les entreprises doivent en effet faire face à une concurrence exacerbée par la mondialisation des échanges et le développement des Ntic. Pour rester compétitives, elles ont tendance à repenser leur organisation afin de se recentrer sur leur coeur de métier, et confient à des entreprises spécialisés les fonctions à faible valeur ajoutée ou les activités qu'elles ne maîtrisent pas parfaitement. Ce processus d'externalisation prend alors le plus souvent la forme d'un véritable partenariat : le contrat de sous-traitance.

Etablir un véritable partenariat                

On observe aujourd'hui un recours accru à l'externalisation des fonctions liées à la production, à la technologie et à l'administration. Les PMI n'ont pas toujours les moyens de disposer d'équipes suffisamment compétentes dans ces domaines. Les raisons d'un tel choix sont généralement d'ordres financier et logistique, la sous-traitance permettant à l'entreprise donneur d'ordre de réduire ses coûts de production (machines, main d'œuvre,...) et d'optimiser sa gestion de trésorerie. Plus, la sous-traitance devient une excellente alternative lorsque l'entreprise est incapable de faire face à un surplus de commandes exceptionnel.Mais la sous-traitance doit se concevoir comme un partenariat établi entre le donneur d'ordre et le preneur d'ordre (la subordination étant illégale). Il est donc indispensable de définir un projet dans lequel les parties produisent, conçoivent et travaillent en commun. Et si la sous-traitance permet à l'entreprise de se recentrer sur son cœur de métier, il faut que cette dernière garde à l'esprit que tout partenariat entraîne une délégation d'activités susceptible de créer une dépendance parfois nuisible vis-à-vis du preneur d'ordre. Cet aspect doit être absolument pris en compte par le donneur d'ordre lors de la signature ou la reconduction d'un contrat de sous-traitance.

Les différents types de sous-traitance                

L'entreprise aura recours à la sous-traitance de spécialité lorsque elle estime ne pas disposer du savoir-faire adéquat pour fabriquer un produit ou réaliser une prestation.La sous-traitance de capacité consiste à faire appel à un sous-traitant lorsque l'entreprise est dans l'incapacité de répondre au flux de commandes dans les délais impartis. L'entreprise peut dès lors ajuster sa capacité de production de l'entreprise en fonction des pics de commandes.On parle de sous-traitance de marché lorsque qu'une entreprise confie à une autre entreprise l'exécution d'un marché qu'elle a conclu avec un maître d'ouvrage. Ce type de collaboration repose sur deux contrats (le contrat de sous-traitance et le contrat principal) qui lient 3 acteurs : le maître de l'ouvrage, l'entrepreneur principal et l'entreprise sous-traitante. Cette pratique ouvre la voie à une collaboration de plus en plus fréquente dans certains domaines activités : La sous-traitance en cascade ou en chaîne où le sous-traitant devient lui-même donneurs d'ordres.

Les NTIC à la rescousse des PMI        

Ce sont le plus souvent les moyennes et grandes entreprises (+ de 150 salariés) qui ont recours à la sous-traitance dans la mesure où les frais demeurent relativement importants (recherche d'un site, d'un fournisseur local, mise en place de systèmes de communication...).Pourtant, avec les nouvelles technologies de l'information, les PMI disposent de solutions relativement performantes pour un coût peu élevés. Le réseau des réseaux, par exemple, propose une offre abondante de places de marché B to B virtuelles qui leur permettent de poster leur offres, d'affiner leur recherches et de trouver des entreprises sous-traitantes dans des domaines les plus divers. Par ailleurs, les relations avec les sous-traitants peuvent désormais être facilitées par la mise en place de systèmes élaborés de transmission d'information de type EDI.

Une source possible de conflits              

Nous l'avons dit plus haut, la sous-traitance se conçoit comme un partenariat. Un partenariat engendre nécessairement des dépendances et l'arrivée d'un nouveau partenaire peut être le déclencheur de nombreuses réactions aux conséquences difficilement mesurables. Le donneur d'ordre peut perdre un certain contrôle sur sa production et peut se trouver en situation de dépendance, une position parfois inconfortable lors du renouvellement du contrat de sous-traitance. En outre, des problèmes à l'intérieur de l'entreprise donneuse d'ordre peuvent surgir : Une démotivation du personnel qui peut croire - à juste titre - que la sous-traitance (l'externalisation des tâches) est le prélude à une restructuration plus profonde de l'entreprise (réévaluation des postes et des plans de carrière, baisse des coûts, réduction des formations, éventuels licenciements,...).

L'entreprise dématérialisée : un mythe ?            

Confier la totalité d'une fonction ou d'un service de l'entreprise à un prestataire externe n'est pas une opération anodine. Si aujourd'hui, aucune entreprise ne peut se permettre de consacrer une part significative de son énergie aux taches à faible valeur ajoutée, il lui faut néanmoins prendre en compte les répercussions sur les plans financier (sous estimation des frais de transport, d'importation, de douanes...) et - surtout - humain (perte de confiance des employés...) de la sous-traitance. Car si elle modifie en profondeur l'organisation de l'entreprise pour la rendre plus flexible et plus réactive... bref plus compétitive, elle représente un coût pour l'entreprise et son personnel. Un paramètre important à ne pas ignorer... pour que les espoirs soulevés par la sous-traitance ne deviennent pas de simples voeux pieux.